Comex - Guides Mondeos - Égypte

January 11, 2018 | Author: Anonymous | Category: N/A
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GUIDES MONDEOS

Egypte

L’essentiel du voyage

GUIDES MONDEOS

Egypte par Gwenaëlle LENOIR

Les Editions Comex

Symboles Sites, monuments, musées

Nos coups de cœur A ne pas manquer

Suivez le guide!

Idées de promenades et visites hors des sentiers battus Distance entre l’aéroport et le centre-ville Temps de trajet

TAXI

Hôtels

Prix de la course en taxi Très grand luxe Grand luxe, très confortable Bon confort Simple et confortable

Restaurants

Très bonne table. Prix élevés Bonne table. Prix abordables Table simple. Bon marché

© Les guides MONDEOS Titres de la collection : Baléares, Canada, Canaries, Caraïbes, Cuba, Egypte, Etats-Unis côte est et sud, Grèce, les îles et la Crète, Maroc, Mexique et Guatemala, Océan Indien, République Dominicaine, Sénégal, Thaïlande, Tunisie. A paraître : Etats-Unis côte ouest et centre, Israël, Turquie… Création : Alex Gulphe. Crédit photos : Jean-Luc Bovot, Patrick Chapuis, Michel Verdure, Bureau du tourisme égyptien, Digital Stock Photos, Photosphère, Slides Pro, groupe Accor. Affiches : droits réservés. Cartographie : Atelier bordelais de cartographie, les Editions Comex. Le contenu des annonces publicitaires insérées dans ce guide n’engage en rien la responsabilité de l’éditeur. Les erreurs ou omissions involontaires qui auraient pu subsister dans ce guide, malgré nos soins et les contrôles de l’équipe de rédaction, ne sauraient engager la responsabilité de l’éditeur. © LES EDITIONS COMEX 116, rue de Charenton - 75012 Paris. Tél. : 01 43 79 49 09 - Fax : 01 43 79 55 48 email : [email protected] Les éditions Comex et les guides Mondéos sont des marques déposées. Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés pour tous pays. Dépôt légal : 4e trimestre 1998 ISBN : 2-912502-09-8 ISSN : 1279-7898 Imprimé en France.

Sommaire Introduction

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Partir  Comment partir? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6  Avant de partir . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8  Le B.A.BA de l’A B C . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12

Un pays, une histoire, des hommes  Géographie, faune et f lore

Carte d’identité du pays

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20

 Les clés du passé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21  Regards actuels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33

Se déplacer de ville en ville       

Le Caire et ses environs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40 Moyenne-Egypte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53 Haute-Egypte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58 Le delta du Nil et Alexandrie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75 Le canal de Suez et la mer Rouge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79 Le Sinaï . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83 Les oasis . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89 Carnet d’adresses     

Le Caire et ses environs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 92 Louxor . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 93 Assouan et Abou Simbel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 94 Hurghada . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 95 Sharm el-Sheik . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 96

En savoir plus    

Lexique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98 Bibliographie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 99 Carte de l’Egypte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 100 Index . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 102

Introduction

Sabah el-kheir

Q

ui a bu l’eau du Nil reviendra sur ses rives, prétend un proverbe égyptien. Et nul ayant goûté l’eau du fleuve nourricier, divinité antique et veine vitale de l’Egypte, ne le démentira. Car tous y retournent effectivement, un jour ou l’autre.

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Bien sûr, il y a les merveilles de la civilisation pharaonique, les fresques des sépultures royales, la magie des temples et des monuments funéraires, la ronde des divinités, l’éclat des bijoux de Ramsès II. De ces rêves de notre enfance, de ces trésors mythiques et toujours mystérieux, ni le regard ni l’âme ne se lassent. Il ne faut pas, pour autant, passer à côté de l’Egypte actuelle, pays vivant riche de son histoire millénaire, de ses cultures mêlées et de ses soixante millions d’habitants. Douceur des paysages verdoyants du delta et de l’étroite vallée du Nil, flamboiement du désert et des falaises de pierre ocre au coucher du soleil, luminosité bleutée des eaux du fleuve, gigantisme de la capitale, qui ne s’endort jamais totalement, langueur des villages quand les paysans sont aux champs et, partout et toujours, accueil souriant et chaleureux des habitants : qui saura résister à l’Egypte?

Partir

Comment partir? Avant de partir Le B.A.BA de l’A B C

.........

6

...........

8

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Comment partir? En avion

jours sauf le mardi, ainsi que vers Louxor le week-end (départ d’Orly-Sud en semaine, de Roissy le dimanche).

 Vols réguliers Air France assure une liaison quotidienne Paris/Le Caire au départ de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle-2. Durée du vol : 4 h 30 Renseignements et réservations : 08 02 80 28 02 Par Minitel : 3615 ou 3616 code AF Egyptair (compagnie nationale égyptienne) 1 bis, rue Auber, 75009 Paris, tél. : 01 44 94 85 00. Vols à destination du Caire tous les

 Vols charters Des vols charters sont organisés au départ de Paris, Lyon, Marseille et Toulouse à destination du Caire, de Louxor, Hourghada et Sharm elSheikh. Renseignez-vous auprès de votre agence de voyages.

Au départ de la Belgique Egyptair assure deux vols par semaine Bruxelles-Le Caire (les vendredi et dimanche). Egyptair à Bruxelles : 4, bd EmileJacquemain, tél. : (2) 219 16 14.

Au départ de la Suisse Swissair propose des liaisons ZurichLe Caire les mardi, jeudi et vendredi. Swissair à Zurich : Bahnhofstrasse 27, tél. : (1) 258 34 34. Liaisons Zurich-Le Caire les vendredi et dimanche par Egyptair. Les réservations sont à prendre à l’aéroport de Zurich, tél. : (1) 731 39 37.

Transferts aéroports Pour vous rendre aux aéroports d’Orly ou de Roissy-Charles-deGaulle dans les meilleures conditions, utilisez les services des Cars 6

Passeport et visa Les ressortissants français doivent posséder un passeport en cours de validité, valable six mois après la date de retour. Un visa de tourisme d’un mois est délivré en une journée dans les consulats égyptiens sur présentation du passeport, d’une photo d’identité et de 170 francs en espèces. Vous pouvez également vous le procurer directement à l’aéroport du Caire ou de Louxor : c’est moins cher et la formalité ne prend que quelques minutes. Si vous partez en voyage organisé, l’achat du visa est pris en charge par les touropérateurs.

Formalités douanières Hormis les produits interdits, partout, elles ne sont que de simples formalités. N’oubliez pas, toutefois, de vous munir des factures de vos appareils photo et du matériel vidéo que vous transportez. Elles peuvent vous être réclamées à la sortie du territoire. Caméras et autres Caméscope doivent être déclarés à l’arrivée.

Assurances Généralement, un voyage n’est remboursé intégralement que s’il est annulé au moins un mois avant le départ. Il est conseillé de souscrire une assurance-annulation car elle joue en cas de maladie, accident ou décès

avant le départ. On vous proposera aussi, en option, une assuranceassistance. Elle n’est pas obligatoire, mais peut être très utile, car elle prend en charge les frais médicaux, le rapatriement et éventuellement une aide juridique.

Adresses utiles avant le départ Office du tourisme 90, avenue des Champs-Elysées, 75008 Paris, tél. : 01 45 62 94 42 ou 43; fax : 01 42 89 34 81. Ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 16 h. Les renseignements sont également consultables sur Minitel : 3615 EGYPT.

Ambassades en France et à l’étranger En France : 56, av. d’Iéna, 75016 Paris, tél. : 01 53 67 88 30. Ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 13 h et de 15 h à 17 h. En Belgique : 43, bd du GénéralJacques, 1000 Bruxelles, tél. : (2) 345 52 53. En Suisse : Elfenauweg, 61, 3006 Berne, tél. : (31) 44 80 12.

Consulats à Paris, en province et à l’étranger A Paris : 58, av. Hoche, 75016 Paris, tél. : 01 45 00 37 51. Ouvert du lundi au vendredi. Dépôt des visas entre 9 h 30 et 11 h 30 et retrait le jour même entre 14 h et 15 h. A Marseille : 166, av. de Hambourg, 13008 Marseille, tél. : 04 91 25 04 04. Ouvert du lundi au vendredi jusqu’à 14 h. En Belgique : 44, av. Léo-Errera, Uccle, tél. : (2) 345 50 15. En Suisse : 47, route de Florissant, Genève, tél. : (22) 347 63 79. 7

Partir

Air France qui vous offre confort, rapidité et sécurité. Vidéo, climatisation à bord des cars et un bagagiste qui prend en charge vos bagages ! Renseignements : 01 41 56 89 00. La ligne RER B vous offre aussi la possibilité de vous rendre à l’aéroport CDG, en train direct.

Avant de partir La saison idéale pour voyager Etant donné la superficie du pays, le climat varie en fonction des régions et des saisons. La période idyllique pour se rendre en Egypte court de novembre à mars. Les pluies sont très rares au Caire, pratiquement inexistantes en Haute-Egypte. Les températures diurnes sont extrêmement agréables, surtout à Assouan et Louxor mais les nuits peuvent être fraîches au Caire et à Alexandrie, d’autant que peu d’endroits sont efficacement chauffés.

Au printemps (mars-avril) souffle le khamsin, vent du désert qui soulève en tourbillons le sable et la poussière. Quant à l’été, il est franchement chaud et même très chaud. Dans le sud du pays, les températures peuvent atteindre les 45 °C, voire 50 °C. Cependant, l’atmosphère, très sèche, y est moins étouffante qu’au Caire à la même période. Le rivage de la Méditerranée bénéficie d’un climat estival agréable. Du coup, tous les Cairotes un peu argentés s’y rendent en vacances et les plages sont aussi bondées que sur la Côte d’Azur!

Tableau des températures par ville en °C Le Caire Louxor Assouan Sharm el-Sheik Hurghada Alexandrie Fayoum

janv 9 6 9 19 10 10 14

mars 12 11 14 20 15 12 16

mai 18 21 21 29 21 17 26

8

juillet 22 24 25 33 25 23 30

sept 20 22 23 30 23 22 28

nov 14 13 15 24 16 15 19

Si vous partez en hiver, prévoyez des vêtements de demi-saison assez légers, sans oublier de vous munir d’un pull, voire d’un manteau : les nuits sont plutôt fraîches. Pour l’été, remplissez votre valise de tee-shirts, pantalons et jupes longues amples et légers. Evitez les tissus sombres, qui retiennent la chaleur, ainsi que les shorts, minijupes, hauts très décolletés ou sans manches. N’oubliez pas que vous visitez un pays musulman. Munissez-vous de chapeaux pour vous protéger des insolations, de chaussures confortables, de lunettes de soleil, de produits solaires… et d’un maillot de bain : les grands hôtels possèdent tous une piscine.

Santé Aucun vaccin n’est obligatoire pour entrer sur le territoire égyptien. Cependant, et pour ne pas devoir vous priver sur place des excellentes crudités et des fabuleux jus de fruits frais du cru, nous vous conseillons de vous faire vacciner contre l’hépatite A, maladie assez courante en Egypte, et fort désagréable, qui se transmet par l’eau et la nourriture. Sur place, évitez de toute façon de boire de l’eau non minérale. Deux maladies sont endémiques en Egypte : la méningite et la bilharziose. Pour la première, un vaccin suffit à vous éviter tout risque. Quant à la seconde, véhiculée par des vers qui pénètrent dans la peau, elle se contracte dans les eaux stagnantes. Evitez donc simplement de vous baigner dans le Nil ou dans les canaux… Les sources d’eau chaude sont elles sans danger. De toute façon, la bilharziose se guérit très bien.

Vous n’échapperez pas à la tourista. Changement de régime alimentaire, chaleur et hygiène parfois inférieure à celle dont nous avons l’habitude, tout se conjugue pour favoriser ces troubles digestifs. Hormis les médicaments (à ne prendre qu’en cas de crise sérieuse), mangez du riz et buvez beaucoup d’eau : 24 heures après, il n’y paraîtra plus.

Devise et budget vacances La monnaie nationale est la livre égyptienne (pound en anglais et guineh en arabe), divisée en cent piastres. Sa valeur varie (peu) entre 1,60 et 1,70FF. La banque vous remettra des coupures de 1, 5, 10, 20, 50 ou 100 LE. Cette dernière est parfois difficile à écouler, la petite monnaie constituant un éternel problème dans ce pays.

N’acceptez pas de billets trop abîmés, on vous les refusera ensuite. L’importation des devises est libre. L’utilisation de la carte de crédit internationale se répand assez rapidement. Vous pouvez l’utiliser dans les bureaux de change des grands hôtels. Des automates ont également fait leur apparition dans les hôtels de luxe du Caire. La carte de paiement internationale est aussi acceptée dans les 9

Partir

Boucler sa valise

Le B.A.BA de l’A B C Achats et artisanat Dans les souks d’Egypte, il y en a pour tous les goûts : du kitsch, du surchargé, du sobre, du vrai patiné par le temps, du faux hâtivement contrefait. Antiquités. On vous en proposera un jour ou l’autre. Ce sont quasiment toutes des contrefaçons, parfois fort bien imitées mais sans valeur. De toute manière, vraies ou fausses, ne cédez pas à la magie : le trafic d’antiquités est sévèrement réprimé par la loi. En revanche, vous trouverez, notamment à Louxor, des copies remarquablement exécutées par des artisans qui travaillent comme leurs ancêtres, avec les mêmes outils. Papyrus. Les papyrus authentiques

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sont produits, entre autres, dans les instituts du docteur Ragab, au Caire, à Louxor et à Assouan. Evidemment, ils sont plus chers que ceux que l’on vous propose à tous les coins de rue, en fibre végétale, quelconques et mal peints de surcroît… Bijoux. Bagues, bracelets et colliers à motifs antiques ou musulmans, cartouche personnalisé à votre nom, copies de bijoux bédouins, les souks regorgent de bijoutiers. L’or, de 14, 18 et 21 carats, est un peu moins cher qu’en France. L’argent également, mais il est de qualité moyenne. Les pierres semi-précieuses sont presque toutes importées (sauf le lapis-lazuli et la turquoise, extraits dans le Sinaï) et leur valeur largement surévaluée. Parfums. Les parfumeurs prétendent réussir à imiter n’importe quel parfum. A vous de juger, mais l’auteur de ce guide, pour en avoir fait l’expérience, en doute fort… Tapis. Sur la route de Saqqara, des enfants tissent des tapis de laine de mouton aux couleurs vives et aux motifs représentant la vie quotidienne. Vous trouverez également (à Marsa el-Matrouh et à Assouan) de magnifiques (et encombrants) tapis de laine rouge. Verrerie et poterie. Les souffleurs de verre maîtrisent incontestablement

reconfirmer sa place sur un vol, mais également de vérifier l’horaire du vol. Les deux aéroports internationaux sont dotés de duty free.

Change Dans les hôtels 5 étoiles et les aéroports, les bureaux de change sont a priori ouverts en permanence et acceptent la carte bancaire sur présentation du passeport. Gardez précieusement les bons de change qui vous seront remis : ils vous serviront à changer, avant votre départ, les devises égyptiennes qui vous resteront. Veillez à avoir toujours sur vous de la petite monnaie pour les menus achats et les bakchich. Si vous êtes étudiant, n’oubliez pas de vous munir d’une carte internationale : vous bénéficierez de 50 % de réduction à l’entrée des musées et des sites.

Chiffres Les Egyptiens n’utilisent pas les chiffres arabes mais les chiffres indiens. (voir le tableau des conversions) Epices. N’hésitez pas à vous en donner à cœur joie : elles sont bonnes, belles et peu coûteuses. Un plaisir pour les yeux et le palais…

Arrivée L’enregistrement obligatoire de chaque étranger auprès du ministère de l’Intérieur est supprimé. Les compagnies étrangères atterrissent au terminal 2, dit aussi «nouvel aéroport». Le terminal 1, l’ancien aéroport, est réservé aux avions d’Egyptair et à certains charters. Les vols intérieurs décollent et atterrissent au terminal 3. Il est prudent de

Communications Tous les hôtels 5 étoiles possèdent des services de communication. Sachez seulement que vous y paierez la minute vers l’Europe bien plus cher que dans les centraux téléphoniques, qui fonctionnent parfaitement et sont

ouverts 24 heures sur 24. Il existe des cartes de téléphone, que 13

Partir

leur technique : vases, assiettes, coupoles, abat-jour, verres de toutes couleurs abondent dans le khan elKhalili. La grande spécialité, ce sont les petites bouteilles à parfum aux formes et aux dessins élégants. Les objets d’albâtre sont fabriqués en usine, sauf dans quelques ateliers de Gourna, où il est encore travaillé à la main. Ces vases et coupes très fins sont magnifiques, mais chers. La poterie n’est pas destinée au marché touristique mais utilisée quotidiennement. Vous les trouverez directement chez les fabricants ou sur les marchés populaires.

distance mais il ne correspond en aucun cas à celui affiché sur le compteur, non réactualisé depuis une bonne vingtaine d’années. A la journée, un taxi vous coûtera, selon vos dons pour le marchandage, de 80LE à 100LE.

 En voiture Vous serez agréablement surpris par le prix de l’essence : 1LE le litre! Les règles de conduite sont différentes de celles pratiquées en Europe. En ville, on ne roule pas vite et on klaxonne beaucoup. Les conducteurs égyptiens ne montrent aucune agressivité, ce qui est fort agréable. Cependant, la conduite sur les routes importantes se révèle dangereuse : les lignes continues et les panneaux de limitation de vitesse ne sont là que pour le décor… Le mieux est de louer une voiture avec chauffeur.

 En métro Il existe une ligne de métro au Caire, construite par les Français et inaugurée par Jacques Chirac, en 1987. Remarquablement propre et rapide, mais bondé. La seconde est en construction. Les femmes ont intérêt à monter dans le wagon de tête, qui leur est réservé.

 En bateau En dehors des navires de croisière, vous pouvez emprunter, au Caire, la liaison fluviale (les bateaux sont amarrés en face de la maison de la télévision). Une bonne façon de découvrir Le Caire depuis le fleuve. Hors du Caire, ne vous privez pas d’une promenade en felouque.

(demain) sont les trois mots clés de la vie quotidienne. Perdre patience ou rudoyer un interlocuteur sont considérés comme des manquements graves à la politesse élémentaire. De même, le plus grand respect est dû aux personnes âgées et aux femmes. Jupes courtes, shorts pour les hommes et tee-shirts sans manches sont déconseillés (sauf au bord de la mer). L’usage veut également qu’une femme ne fume pas dans la rue. Vous n’aurez pas de remarques —les Egyptiens sont extrêmement conciliants et respectueux— mais vos contacts avec la population en seront modifiés. L’aumône est une tradition bien ancrée. Ne vous étonnez donc pas d’être sollicité — les Egyptiens le sont tout autant— et donnez quelques piastres si vous le souhaitez. Les Egyptiens, très conformistes, sont très pointilleux sur l’image de leur pays et le respect des normes établies. Ne critiquez pas l’Egypte, ne remettez pas en cause le pouvoir et ne vous lancez pas dans de grandes discussions sur la religion ou l’existence de Dieu…

Combien ça coûte… (prix indicatifs)

un ticket de métro une traversée du Caire en taxi une tasse de café un litre d’essence un gramme d’or 18 carats une bouteille d’eau minérale

1LE 50LE 3LE 1LE 40LE 3LE

Conversion des chiffres

Usages In cha’ Allah (si Dieu le veut), maalich (ce n’est pas grave) et boukra 18

Un pays, une histoire, des hommes G

éographie, faune et flore Carte d’identité du pays . . 20

L es clés du passé R egards actuels

........

21

..........

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L’Egypte, à l’extrémité Mer Méditerranée nord-est de l’Afrique, est Israël Jordanie un vaste quadrilatère de 1000 km de long sur Le Caire 1200 km de large, bordé Arabie par la Libye, le Soudan et Saoudite Israël. Mais le pays le plus peuplé d’Afrique après le Nigeria ne profite que de Mer Rouge quelque 4% de son ter- Libye ritoire : l’étroite bande de la vallée du Nil, qui s’élarLac Nasser git en triangle à partir du Caire pour former le delta. Soudan Hors du plus long fleuve du monde, hors de ses eaux nourricières, point de salut : ce ne sont que déserts, dunes, roches et montagnes arides. Le sable vient se perdre en pente douce sur les rives de la Méditerranée. Il dévale les pentes abruptes des montagnes du Sinaï jusqu’à la mer Rouge. Les politiques de bonification des terres et les constructions de villes nouvelles ne réussissent guère à Carte d’identité rendre le désert plus hospitalier… Le Nil, lui, termine ici sa course commencée au du pays cœur des grands lacs équatoriens et des monNom tagnes éthiopiennes. Jusqu’à la construction du République arabe d’Egypte barrage d’Assouan, en 1963, il montrait chaque Capitale année sa puissance en inondant les rives et sa Le Caire bonté en y déposant le limon qui fit de la vallée du Superficie Nil la terre la plus fertile du monde. Aujourd’hui 2 1001 449 km dompté, il prend sa revanche : la terre s’appauvrit Chef de l’Etat et réclame chaque année plus de fertilisants. Hosni Moubarak Lions, hyènes, hippopotames et crocodiles de (depuis 1981, l’Antiquité, lotus et papyrus ont disparu. Faune et mandat jusqu’en 1999) flore sont domestiquées, tout entières dévouées à Nature du régime la survie de l’homme. Le chameau, bête de présidentiel somme incomparable de résistance, à la viande Population comestible, l’âne solide, la vache et le cheval : 61,4 millions d’habitants voilà les rois des bords de Nil. La canne à sucre, le Langue officielle trèfle, le blé et l’orge, le riz et le coton : voilà ce arabe que, jour après jour, les fellahs (paysans) cultivent, Religion officielle la bêche à la main. Le palmier-dattier est omniislam, avec liberté présent, et les arbres fruitiers donnent à l’Egypte de culte garantie un goût de paradis et aux rives du Nil, par la Constitution une douceur inégalée. Nil

Géographie, faune et flore

Géographie, faune et flore

PIB 60 500 millions $ (3 610 $ par habitant)

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Les clés du passé

L

e trésor de Toutankhamon, les dieux à tête de chien ou d’ibis, la beauté des bas-reliefs et la grandeur des pyramides : comme l’Egypte nous a fait rêver pendant les cours d’histoire ! Et comme ces quelques images sont réductrices d’une civilisation de trois millénaires! Tout commença, un jour, au bord du Nil…

Des hommes sauvés des sables Au paléolithique, le climat tropical qui règne sur l’Afrique du Nord cède peu à peu la place à l’aridité et au désert. Repoussés par l’inexorable extension du Sahara, les chasseurs nomades se regroupent le long du Nil. Progressivement, ces groupes humains se sédentarisent. Au cours du néolithique (– 10000 à – 6000 ans avant J.-C.), ils érigent des villages, font l’apprentissage de l’agriculture, de l’élevage, de la poterie et du tissage. Déjà, leur vie est rythmée par les crues du fleuve. Cinq millénaires avant notre ère, les villages se regroupent en petites principautés, chacune adorant ses propres divinités. Peu à peu, deux royaumes voient le jour, l’un au nord, dans le delta (Basse-Egypte), l’autre au sud, dans la vallée du Nil (Haute-Egypte). Le souverain du Nord arbore une couronne rouge ; son voisin du Sud, une couronne blanche.

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Petit lexique des dieux Amon : Obscur dieu local de Thèbes, le «Caché» devient la divinité principale du panthéon des dieux avec le Nouvel Empire. Il apparaît tantôt avec une tête de bélier, tantôt avec un visage humain. Son sanctuaire principal est le temple de Karnak, ses animaux sacrés, le bélier et l’oie. Anubis : Patron des embaumeurs, c’est lui qui conduit les défunts devant le tribunal d’Osiris. Il se présente comme un chacal noir ou un homme à tête de chacal. Aton : Le disque solaire, symbole d’amour universel et de vie, devient la divinité unique sous le règne d’Akhenaton. Bès : Ce nain obèse et grimaçant protège les femmes en couches en chassant les mauvais esprits. Hathor : Fille de Râ, elle incarne à Dendera la voûte céleste sous forme de vache au corps constellé d’étoiles. C’est la déesse de l’amour et de la joie. Horus : Fils d’Isis et d’Osiris, il protège le pharaon. Il est représenté par un faucon et adoré dans le temple d’Edfou.

Isis : Sœur et épouse d’Osiris, mère d’Horus, la déesse la plus populaire du panthéon des dieux égyptiens est célébrée à Philae. Elle est représentée comme une femme portant sur sa tête le siège qui servait à écrire son nom. Osiris : Son frère Seth le jalousait tant qu’il le découpa en morceaux et les dispersa dans le Nil. Son épouse, Isis, reconstitua son corps, l’embauma et le fit ressusciter avec l’aide d’Anubis. Il règne sur le royaume des morts et préside le tribunal qui juge les défunts. Il a toujours figure humaine et porte les sceptres royaux. Râ : Dieu créateur des hommes, il est le Soleil à son zénith. Seth : Dieu du désert et du chaos, il découpa en morceaux son rival et frère, Osiris. Il est représenté comme un quadrupède au museau pointu et aux oreilles droites. Thot : C’est le dieu de la sagesse et de la science, patron des scribes. Il est figuré par un babouin ou par un ibis.

Repères chronologiques 2700-2180 av. J.-C. : Ancien Empire. Capitale : Memphis. Pyramide à degrés de Djoser, pyramide de Khéops, pyramide et sphinx de Khéphren, pyramide de Mykérinos. 2180-2060 av. J.-C. : Première période intermédiaire. Misère et anarchie.

2060-1785 av. J.-C. : Moyen Empire. Réunification du pays, capitale dans le Fayoum. 1785-1580 av. J.-C. : Seconde période intermédiaire. Invasion des Hyksos. 1580-1085 av. J.-C. : Nouvel Empire. Capitale : Thèbes.

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1484-1450 av. J.-C. : règne de Thoutmosis III.

1805-1849 : règne de Mohamed Ali ; il introduit de nombreuses réformes et réorganise l’administration. 1869 : inauguration par le khédive Ismaïl du canal de Suez.

1408-1372 av. J.-C. : règne d’Aménophis III; colosses de Memnon et temple de Louxor.

1875-1918 : tutelle occidentale. Intervention militaire de l’Angleterre en 1882 et établissement d’un protectorat de fait.

1372-1354 av. J.-C. : règne d’Akhenaton (Aménophis IV).

1919 : le wafd, mené par Saad Zaghloul, réclame l’indépendance.

1354-1312 av. J.-C. : règne de Toutankhamon. 1312-1298 av. J.-C. : règne de Séthi Ier. 1298-1235 av. J.-C. : règne de Ramsès II; temples de Ramasseum et d’Abou Simbel.

1922 : indépendance formelle. Buste de Néfertiti, épouse d’Aménophis IV

1194-1188 av. J.-C. : règne de Ramsès III; temple de Médinet Habou. 1085-333 av. J.-C. : Basse Epoque. 333 av. J.-C. : conquête d‘Alexandre. 311 av. J.-C. : fondation de la dynastie ptolémaïque ; temples d’Edfou, Esna et Kom Ombo. 30 av J.-C. : mort de Cléopâtre. 30 av. J.-C. - 395 ap. J.-C. : l’Egypte est une province romaine; temples de Dendera et de Philae. 395-639 : période byzantine. 639 : conquête arabe. 639-1250 : règnes des califes.

1937 : l’Egypte entre à la Société des Nations.

940-1945 : les Anglais mènent la guerre contre l’Axe ; l’Egypte leur sert de base au Proche-Orient. 1948 : création de l’Etat d’Israël; défaite des armées arabes. 1952 : révolution du groupe des Officiers libres. Le roi Farouk abdique. Un an plus tard, la monarchie est abolie; Nasser devient président de la République en 1954. 1956 : nationalisation du canal de Suez et crise de Suez. 1967 : guerre des Six Jours. 1970 : mort de Nasser et arrivée au pouvoir de Sadate. 1973 : guerre d’Octobre, dite aussi du Kippour ou du Ramadan.

1517-1798 : l’Egypte devient une province de l’Empire ottoman.

1978 : les négociations entre l’Egypte et Israël aboutissent à la signature des accords de Camp David. Le traité de paix sera signé un an plus tard.

1798-1801 : expédition de Bonaparte, naissance de l’égyptologie.

1981 : assassinat de Sadate. Hosni Moubarak accède à la magistrature suprême.

1250-1517 : les Mamelouks gouvernent le pays.

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Un pays, une histoire, des hommes

1505-1484 av. J.-C. : règne d’Hatchepsout; temple de Deir el-Bahari.

Champollion et la pierre de Rosette 1799 : le capitaine Bouchard, débarqué avec les armées de Bonaparte un an plus tôt, participe aux travaux de terrassement du fort Julien, à quelques kilomètres de la ville de Rosette (aujourd’hui Rachidiya). Il déterre un bloc de basalte recouvert d’inscriptions en trois langues : hiéroglyphique, copte et grec. La stèle est saisie en 1801, au moment de la capitulation française, par les Anglais et rapportée à Londres. Elle figure aujourd’hui au British Museum. C’est grâce à une copie des textes de la pierre de Rosette que, vingt-trois ans plus tard, Jean-François Champollion découvrit la clé qui permit de déchiffrer le système hiéroglyphique. Cette découverte ne dut rien au hasard, mais beaucoup au génie du fondateur de l’égyptologie et à son travail acharné des années durant. Dès son plus jeune âge, Jean-François a la passion des langues anciennes et des dictionnaires : à 10 ans, il étudie le chinois, à 15 ans,

il déclare au maire de Grenoble, où il poursuit des études d’histoire, qu’il veut se consacrer «à la connaissance de l’antique Egypte». A Paris, entre deux cours au Collège de France, il rencontre un prêtre égyptien qui lui apprend le copte. Dès 1810, il affirme que les hiéroglyphes ne sont pas des « idées peintes » mais des sons. Le 14 septembre 1822, c’est l’illumination : en partant du texte en copte — dont il a compris qu’il n’est que la version orale des hiéroglyphes — de la pierre de Rosette, il comprend que les hiéroglyphes sont une combinaison de sons et de signes. Immédiatement, il rédige la «Lettre à monsieur Dacier» (le secrétaire perpétuel de l’Académie), qui sera lue en séance le 27 septembre 1822 et aura un retentissement considérable. Ce n’est qu’en 1828 que Champollion ira vérifier sur place qu’il «lit l’égyptien à livre ouvert». Il mourra, épuisé, à 42 ans.

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Regards actuels

L’

Egypte d’aujourd’hui fascine moins les touristes que la civilisation pharaonique. Et c’est fort dommage. Riche de traditions populaires bien vivantes et ouvert à la modernité, le plus grand pays de la nation arabe vous enchantera avec la chaleur de son accueil et vous émerveillera en vous ouvrant les portes d’un monde méconnu, trop souvent ignoré.

Economie

Le tourisme, une source de richesse

L’Egypte tire l’essentiel de ses ressources de quatre domaines : le rapatriement des devises des travailleurs à l’étranger, le tourisme, les dividendes du canal de Suez et le pétrole. L’économie est fortement aidée par les Etats-Unis. L’agriculture occupe encore 50% de la population active, malgré un fort exode rural. Moins de 4% du territoire est cultivable : coton et riz dans le delta, canne à sucre dans la vallée du Nil et céréales. Malgré la politique d’extension des terres cultivées, la production ne réussit pas à assurer les besoins alimentaires de la population. Les parcelles sont minuscules : chaque paysan ne dispose en moyenne que d’un demihectare (contre 7,7 en France).

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pas moins de trois jours. Quand les familles en ont les moyens, les festivités se déroulent sur une semaine entière. Cérémonie du henné, musiciens, danseuses, banquets pour les invités et les voisins, lecture du Coran, nuit de noces et congratulations, tout est très codifié.

Art et culture Après une volonté de mettre en valeur une culture «nationale», sous Nasser, le pouvoir, depuis les années 80, ne se mêle plus guère de culture. Mais les artistes sont aujourd’hui en butte à une autre censure : celle des conservateurs musulmans, qui cherchent à interdire tout ce qui ne serait pas conforme à l’islam.

 Chanson Oum Kalthoum reste, plus de vingt ans après sa mort, LA Diva. Son chignon, ses lunettes noires et surtout sa voix puissante sont à jamais gravés dans les mémoires égyptiennes. Il est difficile, encore aujourd’hui, de faire un pas sans entendre, sortie d’un transistor, une de ses interminables chansons. Si ce n’est elle, vous entendrez les célèbres Farid alAtrache ou Adbel Halim Hafiz. La variété produite aujourd’hui ne dégage pas la même émotion, loin s’en faut. On lui préférera la musique baladi («du pays») des fêtes, qui fait danser femmes et hommes.

 Littérature L’Egypte se vante d’avoir donné naissance, physiquement et intellectuellement, au seul écrivain arabe couronné du prix Nobel : Naguib Mahfouz. Avec deux de ses contemporains, Taha Hussein et Tawfiq alHakim (aujourd’hui décédés), il a révolutionné la littérature égyptienne : les premiers, ils ont raconté, sans s’embarrasser de la narration arabe traditionnelle, la vie des petites gens. Leurs successeurs, Gamal alGhitany, Nabil Naoum, Sonallah Ibrahim pour ne citer qu’eux, inscrivent résolument leur œuvre littéraire dans le quotidien de leurs contemporains. On y rencontre des hommes brisés par le régime nassérien, des femmes souffrant de la dureté du libéralisme économique et des êtres attachants, qui portent en eux la chaleur de l’Egypte.

Maquette d’un cinéma du Caire

 Cinéma Youssef Chahine, Salah Abou Seif et les grands noms du cinéma égyptien ne doivent pas faire oublier que la production fut très longtemps plus quantitative que qualitative. Pendant des décennies, le cinéma égyptien inonda l’ensemble du monde arabe de ses films à l’eau de rose où l’on chantait, dansait et pleurait beaucoup. Aujourd’hui, l’argent va plutôt vers la télévision et les pays du Golfe. Youssef Chahine et ses fils et filles spirituels se voient contraints de chercher les coproductions, notamment avec la France, pour pouvoir tourner. 38

Se déplacer de ville en ville Le Caire

et ses environs

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Moyenne-Egypte Haute-Egypte Le delta du Nil et Alexandrie

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Le canal de Suez et la mer Rouge

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...................

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Le Sinaï Les oasis

Le Caire et ses environs

L

a capitale égyptienne s’étend sur les deux rives du Nil. Le gouvernorat de Giza, sur la rive ouest, et celui du Caire proprement dit, sur la rive est, se confondent dans la même mégapole. Insatiable, la plus grande ville du continent africain grignote un peu plus chaque jour les sables du désert et les terres agricoles. Tant et si bien que nul ne sait combien sont les Cairotes : 10 millions, 15 millions, 20 millions?

20 km

30 min.

TAXI

30 à 40 LE

Le Caire étonnait déjà les voyageurs au temps des Mamelouks. Aujourd’hui, ils s’effarent des embouteillages sans fin, de la poussière omniprésente, des concerts ininterrompus de klaxons, de l’urbanisme échevelé et des foules qui se pressent jusque sur les chaussées. Les quartiers les plus pauvres côtoient les plus riches, les mendiants, les hommes d’affaires et les Mercedes dernier cri, les carrioles branlantes. Mais Le Caire, insubmersible, inaltérable, reste pour les Egyptiens «la Victorieuse», «la Mère du monde» ou, plus simplement, «Misr», du nom de l’Egypte tout entière. Pour peu qu’il accepte de s’y perdre, le visiteur étranger découvrira, lui aussi, la douceur de ses nuits tout illuminées des néons verts des mosquées, la chaleur de ses petits cafés populaires, le plaisir de déambuler dans les ruelles et l’humour souriant des Cairotes. Après le premier choc, vous aussi finirez par affirmer, comme ses habitants : «Et pourtant, elle tourne!»

40

41

Se déplacer de ville en ville

Haute-Egypte, les femmes voilées et les étudiantes de l’université américaine. En quittant les grands axes, vous découvrirez, dans des passages étonnants, de petits restaurants et des cafés populaires où des hommes en costume et cravate viennent fumer leur narghileh L’île de Gézira en sirotant un thé très sucré loin de l’agitation. Le centre-ville Au cœur du centre-ville, la place Sur la rive orientale du Nil, entre les Tahrir («place de la Libération») places Tahrir, Ataba et la gare résume la ville à elle seule : néons Ramsès s’étend la ville moderne, éblouissants, travaux permanents, actuel centre-ville. Européanisé dès embouteillages démesurés et… urbanisme sans grande cohéle milieu du XIXe siècle, ce rence. Un bâtiment à quartier a été construit Suivez l’architecture orientaliselon le modèle haussle guide ! sante abrite l’université mannien : les rues y sont larges et se croisent à Pour vous plonger américaine, où étudient dans Le Caire les rejetons des familles angle droit, les immeubles rococo aux moulures populaire, partez bourgeoises. Un immense à pied de la bâtiment d’architecture de stuc représentaient à Citadelle et stalinienne, la Mogamma, l’époque le comble de la descendez, par construit en arc de cercle, modernité. Aujourd’hui, les ruelles, accueille les services de les pierres sont ternies par la pollution. Mais en jusqu’au quartier plusieurs ministères. C’est d’el-Azhar. le fief d’une bureaucratie levant le nez des trottoirs pléthorique et pour le abîmés, vous découvrirez Si vous désirez moins kafkaïenne. Vous quelques bijoux archiprendre l’air et n’aurez à vous y rendre tecturaux de la Belle admirer la ville que si vous désirez une Epoque. de haut, louez prolongation de visa. Rue Talaat Harb, rue un cheval ou Dans ce cas, vous serez Qasr el-Nil, avenue du un dromadaire, heureux, ensuite, d’aller 26-Juillet, d’immenses au pied des déguster une boisson affiches peintes annonpyramides, et fraîche à la terrasse du cent les films qui se galopez dans Nile Hilton. jouent dans les cinémas. le désert. Le jeudi soir, les Cairotes se pressent sur les trottoirs de ce  Le Musée égyptien haut lieu du lèche-vitrine. Coupons de tissus, vêtements, chaussures, Ouvert tous les jours, de 9 h à mais aussi grands magasins coopé- 16 h 30. Entrée payante, avec un ratifs (le fameux Omar Effendi, la supplément pour la salle des moSamaritaine égyptienne) et excel- mies. C’est également place Tahrir lentes pâtisseries, fast-food à la que se dresse le dôme rose du mode et cabarets de danse du Musée égyptien. ventre : ici se croisent les touristes des pays arabes et les paysans de

Pyramides et nécropole de Giza

0

100

200

300 m

N Tombes Cavernes Troisième pyramide (Mykérinos)

Mastabas (Ve et VIe dynasties)

Seconde pyramide (Khéphren)

Entrée

Le Caire Mastabas (Ve

et

VIe

dynasties)

Tickets

Grande pyramide (Khéops)

Entrée

Musée de la Barque solaire Tombe dite de Campbell Tombes

Rest-house Tombe d’Hétèp-Hérès

Sphinx

Cavernes

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Tombes

Rest-house

Ancie

Temples de Khéphren Terrasse du spectacle « Son et lumière »

Le Caire

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Distincte administrativement de la rive orientale —quand on passe le Nil, on quitte Le Caire et on pénètre dans le gouvernorat de Giza— la rive ouest du Nil l’est aussi dans son peuplement et dans son aspect. Ici s’étendent sur des kilomètres des immeubles modernes sans âme et de grandes avenues toutes droites. Ici ou là, un parc planté de lourds eucalyptus, une petite place de village, une belle villa restaurée rappellent au visiteur qu’une certaine bourgeoisie construisait là ses résidences en pleine campagne voilà seulement quelques décennies. La route des Pyramides, inaugurée en 1869 par l’impératrice française Eugénie, s’étire interminablement. C’est une succession de bâtiments laids, de restaurants, de nœuds autoroutiers. Et après les deux canaux d’irrigation aujourd’hui remarquables par leur saleté et leur odeur repoussante, elle apparaît, gigantesque, comme irréelle, connue de tous, photographiée mille fois et pourtant toujours inattendue : la pyramide de Khéops.

Les pyramides de Giza

Les pyramides de Giza, construites sur un plateau, semblent défier non seulement le temps mais la ville, la dominant, stoppant son avancée. Assaillies par l’urbanisme galopant et par les multiples vendeurs à la sauvette, elles ont un peu

 ;;; @@@    @@@ ;;;   @ ;  ;;; @@@    @@@ ;;;  @@@  ;;;  @@@  ;;; @@@   ;;; Peut-on monter sur les pyramides?

Physiquement, il est possible d’y monter... et plus difficile d’en redescendre. Comme les visiteurs, Egyptiens ou étrangers, sont assez peu disciplinés et n’en font souvent qu’à leur tête, vous verrez souvent des gens partir à l’assaut des monuments millénaires. Sachez simplement que cela est strictement interdit depuis un accident mortel, en 1977, et que des accidents surviennent chaque année. Sans parler de l’amende que la police ne manquera pas de vous faire payer...

perdu de leur splendeur. Mais si le visiteur s’enfonce ne serait-ce que de quelques centaines de mètres dans le désert, il les découvre intactes, immuables dans leur parfaite géométrie et leurs lignes dépouillées. Aussi impressionnante soit-elle, la pyramide, tombeau du souverain, n’était qu’un des éléments du complexe funéraire du pharaon. Un temple au bord du Nil accueillait le cortège lors de l’enterrement, qui empruntait ensuite une chaussée couverte montant vers le second temple, au pied de la pyramide.

 La pyramide de Khéops C’est la plus grande des trois pyramides et nul ne peut la contempler sans un frisson, même si elle a perdu 49

Se déplacer de ville en ville

 La rive occidentale

Coupe de la pyramide de Khéops Revêtement

Sud

Nord Prise d’air

Prise d’air

Chambre du roi

Galerie Entrée

Chambre de la reine

Chambre souterraine

le revêtement de calcaire qui rendait ses parois parfaitement lisses. Elle serait composée d’un assemblage de 2,5 millions de blocs parfaitement ajustés, sur une hauteur actuelle de 137 mètres, contre 146 mètres à l’origine — soit suffisamment pour intégrer en son sein la cathédrale de Strasbourg, flèche comprise… Chaque bloc ne pèse pas moins de 2,5 tonnes et la base de la pyramide mesure 230 mètres de côté! Aucun document d’époque ne raconte comment fut bâtie la grande pyramide. Deux millénaires après sa construction, Hérodote, l’historien grec (484-420 avant J.-C.), affirmait que 100 000 hommes travaillèrent pendant dix ans pour exploiter les carrières de Tourah et acheminer les blocs sur le site puis mirent vingt ans pour ériger le tombeau de Khéops. Pour pénétrer dans la pyramide, il ne faut craindre ni la poussière ni la claustrophobie : les pilleurs ont ouvert la voie, un long goulet étroit, 15 mètres environ sous l’accès d’origine. Plusieurs chambres existent, plus impressionnantes par le poids des millénaires et par leur dépouil-

lement que par ce que le visiteur y trouve : seul subsiste, dans la chambre royale, un sarcophage sans couvercle… A l’est de la grande pyramide, trois petites pyramides marquent l’emplacement des tombeaux de reines.

 La barque solaire Au sud de la pyramide de Khéops, un bâtiment abrite la barque solaire, mise au jour par le Service des antiquités, en 1954. Faite en cèdre du Liban, elle mesure 43 mètres de long. C’est dans cette embarcation que le roi prenait place avant de partir vers sa navigation céleste.

 La pyramide de Khéphren et le Sphinx Bien que plus petite, la pyramide de Khéphren peut paraître plus élevée que celle de Khéops, du fait de sa pente plus accentuée et du revêtement calcaire d’origine qu’elle a conservé à son sommet. Elle possède deux entrées, qui correspondent à deux chambres funéraires. 50

désert. Ses larges avenues, ses parcs et ses immeubles à l’architecture d’inspiration mauresque gardent trace, aujourd’hui encore, de la volonté de ce richissime baron belge. La maison où il résidait, par son architecture baroque et tourmentée, fait naître des fantasmes de djinn surgi brusquement d’une Nuit parmi Mille et Une…

 Saqqara A une trentaine de kilomètres des pyramides de Giza repose la plus grande et la plus ancienne nécropole d’Egypte, bordée d’une palmeraie. Pendant plus de deux millénaires ont été enterrés ici des pharaons et leurs épouses, des notables et des animaux sacrés. Le Sphinx, lion à tête d’homme

les Mamelouks, qui détruisirent son nez d’un coup de canon, n’y sont pas étrangers. Entre les pattes du Sphinx, une table de Thoutmosis IV raconte comment, lors d’un songe, il supplia le roi de le désensabler.

 La pyramide de Mykérinos Elle semble presque ridicule, comparée à ses deux grandes sœurs… A remarquer : son revêtement de granit rose, intact sur sa base. Il est possible de la visiter.

Les environs  Héliopolis et le baron Empain Tout visiteur qui arrive au Caire par avion traverse Héliopolis, né de la seule volonté d’un homme, le baron Empain, et littéralement surgi du

La pyramide de Saqqara

Première réalisation en pierre de taille de la civilisation pharaonique, le complexe funéraire de Djoser a été conçu et réalisé 2700 ans avant notre ère par l’architecte-ministre Imhotep. Le monument le plus marquant, la pyramide à degrés de Djoser, haute de 60 mètres, repose au centre d’une immense esplanade, à l’abri derrière une enceinte partiellement détruite. On la franchit par une unique entrée avant d’emprunter une allée bordée de colonnes.

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Se déplacer de ville en ville

A ses côtés s’étire le Sphinx. Lion à tête d’homme, il représente le roi Khéphren, qui défendait l’entrée de son tombeau contre les pillards. Long de 57 mètres et haut d’une vingtaine, il a considérablement souffert au fil des siècles. L’érosion naturelle y est pour beaucoup, mais

La pyramide à degrés et son enceinte Tombeau du mur d’enceinte sud Autels Mur des Cobras

Colonnade

Entrée

Temple

Autel

Temple funéraire Serdab

Cour de Maison du Sud Heb-Sed

Proche de la tombe de Djoser, la pyramide d’Ounas, plus petite, est très délabrée. Sur les murs de son caveau sont gravées des prières et des formules magiques destinées à faciliter le passage du défunt dans l’au-delà. L’art du bas-relief sous l’Ancien Empire apparaît dans toute sa splendeur sur les murs des mastabas des nobles des Ve et VIe dynasties. Sensées offrir dans l’au-delà le même confort que sur la Terre, les tombes rappellent les demeures des vivants.

Arrivée à Saqqara par le désert

Autel

Maison du Nord

coles, jeux, etc.), les dernières étant réservées au mobilier et aux objets. Il ne subsiste plus grand-chose de Memphis, la capitale de l’Ancien Empire : quelques blocs et stèles épars perdus dans la palmeraie. Une statue colossale de Ramsès II retrouvée sur le site est abritée dans un musée.

Le Fayoum A une centaine de kilomètres du Caire, la dépression du Fayoum constitue le «verger de l’Egypte». Autrefois entièrement recouverte par les eaux, cette vaste oasis bordée d’un lac, le birket Qaroun, offre des terres particulièrement fertiles. Canaux d’irrigation, vergers, champs de blé, palmiers, rizières : le Fayoum repose agréablement de la fureur de la capitale. C’est ici qu’ont été retrouvés les fameux «portraits du Fayoum», peints à l’époque romaine et figurant la momie du défunt, dont certains appartiennent au Musée égyptien.

Aussi les premières salles sont-elles décorées des grands thèmes de la vie terrestre (chasse, travaux agri-

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Moyenne Egypte

E

n quittant la capitale vers le sud et sitôt les derniers immeubles cairotes derrière lui, le voyageur pénètre dans un autre monde : celui de la vallée du Nil et des fellahs (paysans). Au bord des canaux d’irrigation, en contrebas de la route ou de la voie de chemin de fer, des groupes de femmes font leur lessive et leur vaisselle. Les enfants y mènent boire vaches, chevaux et dromadaires. Des pompes et des norias alimentent les parcelles de terre où poussent blé, légumes et canne à sucre. Les femmes, les cheveux recouverts d’un foulard chatoyant, portent la robe noire et les hommes, la gallabiya aux couleurs pastel. Des ânes trottinent sur le bord de la route, chargés de sacs de luzerne; les villages, dominés par les minarets et les pigeonniers, sont encombrés par les marchés. L’eau, or de l’Egypte rurale

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Haute Egypte

U

n Nil majestueux qui, fort de sa puissance millénaire, s’écoule lentement sans se soucier des hommes. Des rives aux mille verts différents, patiemment cultivées depuis des millénaires. Des montagnes inhospitalières de chaque côté du fleuve, qui resserrent leur étreinte sur le domaine des hommes jusqu’à réduire les cultures à une mince bande de terre, à Assouan. Des villages aux maisons pastel, des marchés colorés et accueillants, le déhanchement des femmes portant sur leur tête un panier fluorescent où s’agite une oie, la sérénité des vieillards attablés devant une partie de dominos, les cris des enfants disputant un match de football, le piétinement poussiéreux des ânes dans les ruelles. Et, au coin d’une rue, derrière un bouquet de palmiers, à demi dissimulé par les hautes cannes à sucre, un temple aux pierres millénaires, aux statues hiératiques, aux colosses brisés, où l’on trouve le calme, le silence et l’émotion. Ouvrez les yeux et les oreilles, respirez la senteur des épices : vous entrez au Saïd, vous êtes en Haute-Egypte! 58

Les Egyptiens anciens l’appelaient simplement «Niout», «la Ville». 11 km Homère la surnomma la « Ville aux cent portes». Vivian Denon, qui accompagnait les 15 min. troupes de Bonaparte, raconte que toute l’armée applaudit en la TAXI découvrant. 15 à 20 LE Thèbes fut, à partir du Moyen Empire, la capitale de l’Empire. La rive droite, là où s’étend Louxor aujourd’hui, était la ville des vivants, tout entière dédiée à Amon, obscure divinité locale élevée au rang de dieu principal. Les souverains successifs s’attachèrent à agrandir et embellir les temples érigés à la gloire du dieu, le complexe de Karnak et le temple, plus modeste, de Louxor.

pâles copies d’antiquités et des vases d’albâtre. Pourtant, la ville conserve un indéniable charme. Au coucher du soleil, le temple de Louxor, tout près du souk, semble s’isoler du monde des vivants. Ses colonnes, ses statues colossales, ses travées retrouvent leur sérénité, indifférentes aux calèches qui le longent. De l’autre côté du Nil, le village de Gourna, adossé à la montagne, s’endort doucement sous des étoiles plus brillantes que jamais.

 Le temple de Louxor Ouvert de 7 h à 21 h. Entrée payante. Situé au cœur de la ville, il dresse ses colonnes à deux pas du Nil et dégage une ambiance très particulière, le soir, au soleil couchant ou à la lumière des projecteurs, d’autant qu’il est peu fréquenté à ces heures-là. Dédié à Amon, à son épouse, Mout, et à leur fils, Khonsou, il était appelé par les Egyptiens anciens le «harem d’Amon» et considéré comme une annexe du vaste complexe de Karnak. Il ne servait qu’une fois l’an, lors de la fête de l’Opet. La procession du dieu quittait alors Karnak, empruntait une allée longue de 3 kilomètres, bordée de plus de sept cents sphinx et rejoignait

Suivez le guide ! Calèches à Louxor

Louxor, aujourd’hui, a perdu de son mystère. C’est qu’entre-temps elle est devenue la capitale égyptienne du tourisme. Le long de la corniche sont amarrés en permanence des dizaines de bateaux de croisière. Les hôtels de luxe ont fleuri. Dans le souk, les commerçants attirent le chaland en une douzaine de langues différentes, vantant la qualité des

- Parcourez la campagne égyptienne en suivant les sentiers au milieu des champs de cannes à sucre et le long des canaux à la rencontre des villages et de leurs habitants. - Pour admirez Thèbes de haut, partez en montgolfière au-dessus de la montagne, de la nécropole thébaine et de la vallée du Nil.

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Se déplacer de ville en ville

Louxor, la Cité des vivants

Temple de Louxor

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Temple couvert

N Cour d’Aménophis III

Grande colonnade Forteresse romaine

Pylône d’Aménophis III Forteresse romaine

Cour de Ramsès II Mosquée Abou el-Haggag Pylône

Entrée

Cour de Nectanebo

Enceinte de Nectanebo Dromos de Sphinx

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 Le musée de Louxor Ouvert de 9 h à 13 h et de 16 h à 21 h (de 17 h à 22 h l’été). Entrée payante. Situé sur la corniche dans la direction de Karnak, il présente une petite mais magnifique collection d’antiquités. L’aménagement intérieur, une grande réussite, met particulièrement en valeur les merveilles du musée, notamment une magnifique statue de Thoutmosis III en schiste noir, une imposante statue du dieu Sobek, une émouvante tête

d’Aménophis IV et les statues découvertes dans le temple de Louxor en 1989.

 Karnak Ouvert de 7 h à 17 h. Entrée payante. «Karnak est le plus merveilleux amas de ruines que l’on puisse voir », écrivait l’égyptologue Auguste Mariette. Il est si vaste (1,5 km de long sur 700 mètres), si touffu, il présente tant d’éléments d’époques différentes qu’on ne peut vraiment

Temple de Karnak, à Louxor

l’apprécier et encore moins le comprendre en une seule journée. Tout au long des mille cinq cents ans où Amon régna en maître sur le panthéon des dieux égyptiens, Karnak constitua un chantier permanent. Chaque souverain, en effet, voulait construire son propre édifice à la gloire du dieu, quitte à détruire ceux de ses prédécesseurs pour les réutiliser… Karnak se compose de trois parties bien distinctes : Montou (en ruine), au nord, Mout, au sud, et, entre les deux, le grand temple d’Amon, de loin le plus intéressant. Le premier pylône, le plus haut de l’ensemble, a été laissé inachevé par ses constructeurs. Il marque la

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Se déplacer de ville en ville

son épouse, Mout, dans le temple de Louxor. Ce sont deux souverains, Aménophis III et Ramsès II, qui lui donnèrent l’essentiel de sa structure actuelle. Ce dernier ajouta au temple traditionnel un double portique. Elle était close par un pylône monumental, précédé de deux obélisques et de six statues colossales. Les fidèles, qui ne pouvaient franchir l’enceinte sacrée, vouaient un culte particulier à ces dernières, considérées comme des intercesseurs auprès du dieu. Un des deux obélisques a été offert à la France par Mohamed Ali en 1831 puis érigé place de la Concorde. Trois des six colosses ont aujourd’hui disparu. Dans la première cour à portique, une chapelle, édifiée sous Thoutmosis III, abritait les reposoirs des barques divines d’Amon, de Mout et de Khonsou. S’y trouve aussi une petite mosquée. Celle-ci, construite au XIIe siècle, quand le temple était encore enseveli sous le sable, le surplombe aujourd’hui. Le temple construit par Aménophis III commence au deuxième pylône. Sur les murs, des fresques racontent les cérémonies de l’Opet. Un vestibule et une chambre d’offrandes précèdent le sanctuaire.

 ;;;  @@@ ;@   @@@ ;;;  @@@  ;;;   ;;; @@@  @@@  ;;;   ;;; @@@   @@@ ;;;   @@@ ;;;   @@@ ;;; Le sauvetage des monuments par l’Unesco

Dès 1959, l’Egypte et le Soudan ont lancé un appel à l’Unesco pour sauver les monuments qui allaient être engloutis sous les eaux du lac Nasser. En l’espace de vingt ans (1960-1980), plus de vingt temples et chapelles ont été démontés, déplacés bloc par bloc et reconstitués. Les villages nubiens n’ont pas eu cette chance et leurs habitants ont dû aller vivre ailleurs, dans un environnement qui ne leur plaît pas toujours. Dans ces opérations, les Egyptiens ont reçu la coopération de chercheurs et d’ingénieurs étrangers : Français, Allemands, Italiens. Les opérations les plus onéreuses furent celle d’Abou Simbel (42 millions de $) et celle de Philae (30 millions de $).

en 1963, les opérations durèrent huit ans! Le Grand Temple, dédié aux dieux Amon, Harmakhis, Path et à Ramsès II lui-même, impressionne le visiteur — et avec raison — par ses dimensions. Les quatre immenses colosses de Ramsès II qui ornent sa façade regardent les eaux du lac Nasser, un éternel sourire mystérieux aux lèvres. La première salle, imposante et haute de plafond, est consacrée pour l’essentiel aux exploits guerriers du souverain, visiblement adepte du culte de la personnalité…

On le voit voler sur son char à l’assaut d’une citadelle, terrasser à lui seul les Hittites à la bataille de Qadesh. Le sanctuaire abrite les statues des trois divinités maîtresses du lieu et du pharaon divinisé. Deux fois par an, au moment des équinoxes, elles sont illuminées par les rayons du soleil, qui pénètre jusqu’au cœur du temple. Seule la statue de Ptah, dieu de l’enfer, reste dans l’ombre. L’intérieur de la roche reconstituée est accessible au public. Vous resterez béats devant l’exploit technique effectué par les équipes de sauvetage !

Le temple d’Abou Simbel

Le temple d’Hathor est consacré à l’épouse de Ramsès II, Néfertari, divinisée sous la forme de la déessevache. Sur sa façade, deux statues colossales de la reine sont encadrées par quatre autres, représentant son époux. Sachez garder intactes les merveilles pour vos petits-enfants! Respectez les fresques, les pierres et les monuments. Ne passez pas le doigt sur des peintures de trois mille ans pour vérifier si elles «tiennent», ne prélevez pas des échantillons comme «souvenirs», n’inscrivez pas votre nom sur les murs et prenez garde de ne pas érafler les parois avec sacs ou appareils photo. 74

Le delta du Nil et Alexandrie

A

u-delà du Caire s’épanouit le delta, telle une vaste corolle sillonnée de canaux et de bras du Nil. La plaine, fertile des tonnes d’alluvions déposées par le fleuve, est cultivée avec tant de soin Suivez le guide! qu’elle prend des airs d’immense jarLe long des grandes avenues calmes bordées din potager. Coton, riz, fruits, légumes d’arbres et d’immeubles vieillots, de café en café, et fleurs constituent toute la richesse partez à la recherche des de cette région. A la limite du désert traces effacées de l’Alexandrie cosmopolite se développent les cultures extensives de Lawrence Durrell. des terres volées au sable. Très tôt le matin, Les capitales antiques, Saïs et Tanis rendez-vous à la criée, où les pêcheurs vendent leurs ont disparu corps et âme, laissant prises de la nuit, puis sur les plages de Ras el-Tin, où la place à des bourgades et à des des artisans renommés villes coiffées de mosquées et animées fabriquent de magnifiques vedettes de bois. du matin au soir. 75

 ;;;  @@@ ;@   @@@ ;;;  @@@  ;;;   ;;; @@@  @@@  ;;;   ;;; @@@   @@@ ;;;   @@@ ;;;   @@@ ;;; La découverte du phare d’Alexandrie

Depuis 1990, une équipe de chercheurs français et égyptiens, dirigée par l’helléniste Jean-Yves Empereur, fouille la cité d’Alexandre le Grand. Sa découverte la plus médiatisée fut celle — contestée par certains — des vestiges du phare d’Alexandrie, qui reposaient depuis des siècles sous 8 mètres d’eau, à proximité du fort de Qaïtbay. Outre les blocs qui proviendraient de la Septième Merveille du monde, les archéologues-plongeurs ont découvert avec surprise une véritable «décharge» d’antiquités antérieures aux Ptolémées : des fragments d’un obélisque de Séthi Ier, 14 sphinx, des statues. Plus de 2000 blocs ont été dénombrés, gisant sur plus de 2 hectares. Certaines pièces ont déjà été dégagées et sorties de l’eau. Mais l’équipe en a pour des années de travail…

ce lieu calme et serein semblent flotter les âmes d’Alexandre le Grand, de César et de Cléopâtre. Sa visite ravira ceux qui se passionnent pour l’évolution de l’art de l’Egypte ancienne. Si certaines pièces sont d’inspiration purement grecque ou romaine, d’autres présentent un étrange mélange des genres où se côtoient art pharaonique et style gréco-romain.

Ce brassage des différentes influences artistiques trouve une illustration assez comique dans la chapelle de Kom el-Shuqafa, des catacombes des Ier et IIe siècles, découvertes par pur hasard au début du siècle, lorsque le sol s’effondra sous le poids d’un âne. Le malheureux fit une chute de 10 mètres, et l’histoire ne dit pas s’il survécut. Trente mètres sous terre, un réseau de couloirs mène à des salles où des niches accueillaient les urnes funéraires des défunts.

 Les plages d’Alexandrie L’été, les Cairotes qui en ont les moyens se précipitent à Alexandrie pour profiter des plages. Vous serez probablement effaré — et effrayé — de voir l’entassement et la saleté de celles, publiques, du centre-ville. Nul, en outre, ne saurait vous garantir la qualité de l’eau… Ville trop vite grandie — elle compte aujourd’hui plus de 4 millions d’habitants — Alexandrie semble bien prendre ses plages pour des poubelles. Mieux vaut donc se rabattre sur des plages plus excentrées. Celles de Montazah, payantes, s’étalent au pied du palais du khédive Abbas, à l’architecture étonnante, digne de Walt Disney. Le parc qui l’entoure, fort de ses 150 ha, est un des lieux de promenade favoris des Alexandrins. Agami, à l’ouest d’Alexandrie, est surnommé le Saint-Tropez égyptien. Cette station balnéaire assez récente n’a pas le charme du petit port de la Côte d’Azur mais en connaît l’affluence… Les plages, la plupart payantes, sont belles et propres, étant régulièrement nettoyées.

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Le canal de Suez et la mer Rouge

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e Port-Saïd à Suez : la veine bleue du canal de Suez. Inauguré en 1869 par le khédive Ismaïl en présence de l’impératrice Eugénie et de Ferdinand de Lesseps, le canal de Suez ouvrait pour la première fois une voie navigable entre la mer Rouge et la Méditerranée, entre l’Asie et l’Europe. Aujourd’hui encore, ce mince ruban bleu long de 173 km est très fréquenté : une quarantaine de bateaux organisés en convois l’empruntent chaque jour. La traversée de l’isthme dure quinze heures. Et le canal offre le spectacle toujours surprenant de voir glisser entre deux dunes d’énormes navires qui semblent surgis de nulle part. Le canal de Suez lors de son ouverture 79

Quelques-unes des espèces marines de la mer Rouge

 Les 15 meilleurs sites de plongée de Sharm el-Sheikh Les sites

Le niveau requis

Near Garden Débutant Far garden Débutant White Knight Débutant Ras Nosrani Avancé Gordon Reef Débutant Thomas Reef Avancé Woodhouse Reef Moyen Jackson Reef Débutant et moyen

Les sites Tower Amphoras Paradise Ras um Sid Ras Atar Sting Ray Alley Shark Reef

88

Le niveau requis Débutant Moyen Moyen Moyen Moyen Débutant Confirmé

Les oasis

D

es mers de dunes dorées, des paysages lunaires aux étranges concrétions pierreuses, des kilomètres de plaines caillouteuses : le désert Occidental, prolongation du Sahara, n’est ni uniforme ni facile d’accès. Il est parsemé de cinq oasis, comme autant d’îles sur un océan : Siwa, Bahariya, Farafra, Dakhla, Kharga. Elles sont reliées entre elles par une piste longue de 1000 kilomètres, en forme de Z sur la carte.

Oasis de Kharga, nécropole chrétienne

Siwa Proche de la frontière libyenne, cette oasis est restée longtemps zone militaire interdite aux visiteurs étrangers. Est-ce cet isolement forcé qui a contribué à conserver à Siwa des traditions particulières? Sans doute, mais l’identité berbère de ses habitants (ne leur dites surtout pas qu’ils sont arabes!) y est probablement pour beaucoup… Les Issiwanes parlent un dialecte particulier, proche du berbère… et mangent du couscous plutôt que du riz. Les mœurs de l’oasis sont très puritaines : vous ne verrez des femmes qu’un long châle bleu brodé de rouge et mieux vaut éviter les maillots de bain. Longue de 80 km, parsemée de concrétions calcaires, de sources d’eau minérale et de deux lacs salés, Siwa vit de la culture des dattes et des olives, ce qui lui donne un petit air de jardin d’Eden. Au centre de la bourgade de Chali, la principale ville de l’île, se dressent d’étranges ruines fantomatiques : c’est l’ancien village détruit, au siècle dernier, par des pluies diluviennes. Quelques pistes de sable vous mèneront au temple de l’oracle d’Amon, que vint consulter Alexandre le Grand en personne. Situé sur un promontoire, il a mal résisté au temps. Mais, en parcourant les ruines tortueuses, 89

qui sait si vous ne rencontrerez pas un djinn, qui sont fort nombreux dans la région si l’on en croit les Issiwanes. Sinon, contentez-vous d’admirer la mer de palmes qui s’étend à vos pieds. Ne manquez pas d’aller vous baigner dans quelques-unes de ces fontaines rondes dont l’eau pétille doucement. Certaines datent de l’occupation romaine, d’autres ont été construites récemment pour irriguer les jardins.

Bahariya Les quatre villages de cette oasis sont éparpillés dans une cuvette entourée de dunes coiffées de roches volcaniques noires. Jusqu’au Moyen Âge, Bahariya constituait une halte idéale pour les caravanes venant du Maghreb et se rendant à La Mecque. Mais le temps de la prospérité est loin et l’oasis se dépeuple peu à peu. C’est cependant la plus facilement accessible, étant reliée à la capitale par une route asphaltée.

Farafra C’est la plus petite et la moins fréquentée des cinq oasis. Si vous aimez le calme, si vous avez besoin de solitude après la surpopulation de la vallée du Nil, n’hésitez pas, même si atteindre Farafra n’est pas une sinécure (deux à trois liaisons par bus hebdomadaires à partir du Caire). Farafra s’étend sur un plateau de sable blanc piqueté de quelques taches de verdure qui cachent quelques maisons de terre. A partir de Qasr el-Farafra, le village le plus important, des sentiers de sable permettent de sillonner la palmeraie, où jouent les rayons du soleil.

Ne manquez pas l’excursion dans le désert Blanc, à une quarantaine de kilomètres de l’oasis. Après le sable et les roches noires apparaissent d’étranges concrétions calcaires en forme de pyramides, de champignons, d’icebergs, qui s’étendent à perte de vue. Un spectacle féerique au lever ou au coucher du soleil.

Dakhla Ici, on oublierait presque le désert tant la terre est fertile : Dakhla se présente comme une succession de palmeraies, de vergers et de cultures maraîchères. A partir de Mout, le plus important des dix villages de l’oasis, quelques belles promenades (motorisées, les distances étant assez longues) mènent à des sites intéressants : village déserté d’elQasr, nécropole de Balat, temple de Deir el-Haggar ou vestiges pharaoniques de Musawaka.

Kharga Des blocs d’immeubles tristes, des avenues tirés au cordeau : Kharga se présente indéniablement comme une ville nouvelle, dont le seul but est de mettre en valeur les terres de la Nouvelle Vallée. Ce n’est pas ici que vous entrerez en contact avec la vie traditionnelle des oasis ! Mais Kharga vaut le détour pour ses sites anciens : le temple d’Hibis, seul témoignage architectural de l’occupation perse en Egypte et la nécropole chrétienne de Bagawat (ouverte de 8 à 17 h, entrée payante). Accrochée à flanc de colline, elle regroupe plusieurs centaines de tombes datant du Ve siècle. Certaines ont conservé, sur leurs murs, des scènes peintes de l’Ancien et du Nouveau Testament.

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Carnet d’adresses Le Caire

et ses environs

Louxor

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Assouan

et Abou Simbel . . . . . . . . . . . . 94

Hurghada

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Sharm el-Sheik

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96

Le Caire Indicatif du Caire : 2.

 Hôtels - Marriott Cairo, 16, rue Saraya al-Gezira, Zamalek. Cet ancien palais respire le luxe et le calme. Certaines chambres offrent une magnifique vue sur le Nil. Les jardins sont très agréables. Nombreux restaurants, commerces et services, casino, tennis, piscine découverte et café en terrasse.

renommée à juste titre. Galerie d’art dans l’entrée.

- Abou Shaqra, 60, rue Qasr el-Aini. De l’excellente cuisine traditionnelle égyptienne. Très fréquenté par les familles moyennes qui s’offrent une sortie.

- Paprika, Corniche el-Nil, face à la maison de la radio. Ce restaurant reçoit une foule de vedettes du petit écran. Il offre une nourriture égyptienne très soignée pour des prix corrects.

- Le Bistro, Rue Hoda Shaarawi. Un excellent restaurant français pour ceux qui sont lassés de la gastronomie égyptienne. On y trouve aussi des journaux français et suisses.

- Felfela, tél. : 392 27 51. A l’angle de la rue Talaat Harb et de la rue Hoda Sharawi, centre-ville, - Mena House Oberoi, Route des Pyramides, Giza. Ancien pavillon de chasse royal converti en hôtel, le Mena House repose au pied des pyramides, dans une oasis de verdure. Véritable palais oriental où vous pourrez profiter d’un vaste espace piscine, d’un golf… et d’une atmosphère mystérieuse. L’imposante masse de la pyramide de Khéops n’y est sans doute pas étrangère.

 Restaurants - Le Pacha 1901, Saraya al-Gezira, Zamalek, tél. : 340 67 30. Complexe flottant de neuf restaurants, qui domine les berges du Nil. Cuisine internationale très variée et spécialités locales.

- L’Arabesque, 6, rue al-Nil, tél. : 575 98 96. Très joli cadre fort calme. Sous des lumières tamisées, vous y dégusterez d’excellentes brochettes et de délicieux légumes. Leur soupe aux lentilles est

c’est une véritable institution cairote. Le décor y est rustique et la nourriture, typiquement égyptienne : grande variété de foul, grillades, pigeon farci.

- Naguib Mahfouz, Au cœur du souk khan el-Khalili, a reconstitué un agréable décor oriental. Ses excellents mezze et son calme sont les bienvenus après quelques heures de balades dans le vieux Caire islamique. Pas d’alcool.

 Sortir Groppi, Sur la place Taalat Harb, fut un haut lieu de la vie intellectuelle et cosmopolite du Caire dans les années 50. Fondé en 1890, il réjouira les amateurs d’ambiance surannée. Une succursale s’est ouverte rue Adly, à proximité de la place de l’Opéra. Dans une cour plantée d’arbres viennent y roucouler les amoureux du Caire. Le Fishawi, Dans le souk de khan elKhalili, est un autre « incontournable ». Murs recouverts de miroirs 1900, tables

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 Shopping Pour les souvenirs, un détour par le khan el-Khalili est indispensable. Attention, les boutiques sont fermées le dimanche. Pour ceux qui désirent acquérir des objets d’artisanat de meilleure qualité, mais aussi plus chers, deux adresses : la boutique Nomad, dans l’enceinte de l’hôtel Marriott et celle d’Azza Fahmy, 73, rue al-Hussein, à Dokki.

Hôpitaux : - Hôpital anglo-américain, Zamalek, tél. : 341 86 30/340 61 65. - Hôpital al-Salam international, Cornich al-Nil, Maadi, tél. : 362 33 00. Ainsi que 3, rue Souriyya, Mohandessin, tél. : 46 70 61.

Louxor Indicatif de Louxor : 95.

 Hôtels - Old Winter Palace, Cornich al-Nil, Louxor.

 Adresses utiles - Ambassade de France : 29, rue de Giza, tél. : 570 39 20. - Consulat de France : 5, rue al-Fadl, dans le centre-ville, tél. : 93 43 16. - Centre culturel français : 1, rue Madraset al-Houqouq, Mounira, Garden City, tél. : 355 37 25.

Ce palace de style victorien construit en 1886 sur la corniche du Nil reçut les plus grandes têtes couronnées du monde. Ici le luxe atteint des sommets de raffinement dans les suites royales. Le restaurant 1886 est réputé comme l’une des

Offices du tourisme : - Dans le centre-ville : 5, rue Adly, tél. : 391 55 90. - Près du site des pyramides, tél. : 291 42 77. - Gare Ramsès, tél. : 385 02 59. Librairies francophones : - Livres de France, immeuble Immobilia, rue Qasr al-Nil (au coin avec la rue Chérif). - L’Orientaliste, 15, rue Qasr al-Nil. Journaux et magazines français dans les kiosques situés à côté du café Groppi, sur la place Tahrir, dans les librairies des hôtels de luxe.

plus fines tables du pays. Piscine, tennis, bar, discothèque.

- Mövenpick Jolie Ville, Ile des Crocodiles, 5 km au sud de Louxor. Des bungalows tout confort sont nichés dans une végétation luxuriante. Une navette gratuite relie l’île à la ville de Louxor. Piscine, restaurants, bars, espace enfants, concerts au bord du Nil, au coucher du soleil. 93

Carnet d’adresses

branlantes et vieux messieurs accrochés à leur narghileh, c’est toute une partie de l’âme cairote qui réside ici. Le spectacle son et lumière des pyramides vous permettra d’apprécier ces monuments, de nuit.

 Sortir

 Restaurants

Ici, évidemment, c’est la plongée sousmarine. Vous pouvez vous embarquer sur des bateaux à fond de verre pour les îles avoisinantes. L’hôtel Sindbad propose des excursions de 45 minutes en sous-marin, histoire d’admirer les fonds à 20 ou 25 mètres de profondeur. (tél. : 44 21 66).

Excellents restaurants de poissons au Fairouz Hilton Resort, ainsi qu’en ville le restaurant Sinaï Star. Restaurants polynésien et thaïlandais, également au Fairouz Hilton Resort et, en ville, quelques restaurants argentins et italiens.

 Plongée sous-marine - Seafari. Mashrabiya, tél. : 44 47 69. Centre de plongée français de bon niveau. Agréé PADI et CMAS. Deux autres bonnes adresses de centres de plongée : - Hermès. C’est un centre de l’UCPA en Egypte, qui accepte des individuels. Renseignements à la réception du Geisum Village (tél. : 54 66 92 ou 54 79 95). La journée de plongée vous coûtera environ 300 F, équipement compris. Vous pouvez y effectuer des stages de plusieurs jours. - Subex (tél. : 44 75 93) est une école suisse d’excellente réputation.

Sharm el-Sheikh Indicatif de Sharm el-Sheikh : 62.

 Hôtels - Fairouz Hilton Resort, Des bungalows sont répartis dans un beau jardin qui contraste avec l’ocre de la montagne et le bleu de la mer. Restaurants, discothèque, bars, centre de plongée, bateau à fond transparent.

 Sortir Sharm el-Sheikh est mondialement renommé pour la beauté de ses fonds. Si vous ne pratiquez pas la plongée avec bouteille, un simple masque, des palmes et un tuba vous suffiront pour apprécier la beauté des coraux et de leurs hôtes. Le site de Ras Mohammed, à 60 km de Sharm el-Sheikh, est absolument exceptionnel. Vous pouvez également partir en excursion dans le désert ou au monastère Sainte-Catherine.

 Adresses utiles - Aquamarine, Divers International. Au Sofitel, Naama Bay. Un très bon centre de plongée doté d’un excellent équipement et d’une équipe de professionnels qui parlent plusieurs langues. L’accueil et un large éventail d’activités subaquatiques combleront aussi bien les débutants que les plongeurs confirmés. Qui dit station de plongée sous-marine dit chambres de décompression. En cas de besoin, vous en trouverez au MFO (armée américaine) sur la route d’al-Tor et au Red See Diving Center (Dr Wael Nassif).

- Novotel aquamarine, Au bord de la plage, piscine, tennis.

- Sofitel, Naama Bay, Sinaï. Situé à flanc de falaise, le Sofitel a beaucoup d’allure. Avec ses chambres vue sur la mer, 7 restaurants et bars à thèmes, et 2 piscines, le Sofitel est, sans conteste, l’un des hôtels les plus agréables de Sharm el-Sheikh.

Le Sofitel de Sharm el-Sheikh

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En savoir plus

Lexique

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Bibliographie

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Carte de l’Egypte Index

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102

Lexique

B

ien sûr, ce n’est pas en quelques jours que vous allez apprendre l’arabe égyptien… Mais retenez quelques mots : non seulement cela peut vous être utile mais cela fera plaisir à votre interlocuteur.

Prononciation Le «g» se prononce «gue» au Caire et «dje» en Haute-Egypte. Le «q» ne se prononce pas au nord et se dit «g» au sud. Le «kh» se prononce comme la jota

espagnole. Le «r» est toujours roulé. Le «gh» correspond à un «r» non roulé. Ainsi «ghaly» (cher) se dit «rali». Le «h» est toujours fortement aspiré. L’article, unique, se dit «al» ou «el».

Compter 0: 1: 2: 3: 4: 5:

sifr. wahed. etnen. talata. arbaa. khamsa.

6 : setta. 7 : sabaa. 8 : tamaniyya. 9 : tesaa. 10 : achara. 20 : echrin.

30 : 40 : 50 : 100 : 1000 :

talatin. arba’in. khamsin. meyya. alf.

Formules de politesse Bonjour (respecteux) : es-salam aleikoum (réponse : aleikoum salam). Bonjour (le matin) : sabah al-kheir (réponse : sabah al-nour). Bonsoir (le soir) : masa al-kheir (réponse : masa al-nour). Bienvenue : ahlan wa sahlan. Au revoir : maa salam. Comment ça va? : ezzayak (pour un homme);

98

ezzayek (pour une femme). Ça va bien : kwayyes ou taman. S’il vous plaît : min fadlak (pour un homme); min fadlik (pour une femme). Merci : choukran. Pardon/excusez-moi : assef. Tant pis/ce n’est pas grave : maalesh. C’est impossible : mich momken. Peut-être : momken.

Oui : aïwa. Non : la. Si Dieu le veut : in cha’allah. Il y a (ou y a-t-il) : fi. Il n’y a pas : mafich. D’accord : tayyeb ou machi. Interdit : mamnou.

Comment vous appelez-vous? : ismak eh? (pour un homme) ismek eh? (pour une femme). Je m’appelle… : ismi… Combien cela coûte-t-il : bi kam ? Je suis Français(e) : ana fransawi; ana fransawiyya. Ça suffit, assez : khalas.

Vocabulaire Gauche : chemal. Droite : yemin. Tout droit : ala toul. Aéroport : matar. Ambassade : sefara. Gare : mahattet al-qatr. Restaurant : mataam. Hôtel : fondouq.

Musée : mathaf. Marché : souk. Pharmacie : sadaleyya. Police : chourta. Un peu : chouawyya. Beaucoup : ketir. Cher : ghali. Malade : aayan.

Bibliographie Egypte pharaonique

Egypte historique

La Civilisation égyptienne, A. Erman et H. Ranke (Payot). Egypte, guide historique et culturel, M.P. Fouchet (Larousse). Histoire de l’Egypte ancienne, N. Grimal (Fayard). A la recherche de l’Egypte oubliée, J. Vercoutter (Découvertes Gallimard). L’Art égyptien, Ch. Desroches-Noblecourt (Collection « 9 Muses », PUF). Vie et mort d’un pharaon, Toutankhamon, Ch. Desroches-Noblecourt (Hachette). La Femme au temps des pharaons, Ch. Desroches-Noblecourt (Stock). Ramsès II, Ch. Desroches-Noblecourt (Pygmalion). Le Petit Champollion illustré, les hiéroglyphes à la portée de tous, Ch. Jacq (Laffont).

Marie d’Egypte, J. Lacarrière (Fayard). Les Hommes ivres de Dieu, J. Lacarrière (Fayard). Voyage en Egypte, G. Flaubert (Grasset).

Livres d’art La Découverte de l’Egypte, Orgogozo (Flammarion). L’Art de l’ancienne Egypte, Michalowski (Mazenod et Citadelles).

Romans Néfertiti ou le rêve d’Akhenaton, A. Chédid (Flammarion). Récits de notre quartier, N. Mahfouz (Sindbad). Le Livre des jours, T. Hussein (Gallimard).

Cassettes vidéo L’Egypte pharaonique, au musée du Caire et en Haute-Egypte. Egypte, 5 000 ans d’histoire, Histoire du monde.

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Formules courantes

Soloum

Mer Méditerranée

Sidi Barrandi

Rosette Alexandrie

Marsa Matrouh

el-Alamein Plateau lybien

Pyramides de

Dépression de Quattara

Siwa DÉSERT OCCIDENTAL (Désert de Lybie) Tell el-Amar

EGYPTE 0 à 300 mètres 300 à 500 mètres 500 à 1000 mètres 1000 à 1500 mètres Forêts, oasis et cultures irriguées Sites archéologiques 0

100

200 km

LIBYE

Alexandrie Assiout Assouan Le Caire Edfou Esna Hurghada Kom Ombo Louxor Suez

— 601 1 202 221 1 048 997 754 1 155 940 355

601 — 597 380 447 397 494 549 340 514

1 202 597 — 982 155 201 553 48 282 1 116

1 048 447 155 827 — 51 515 145 111 961

997 397 201 781 51 — 351 196 60 910

754 494 553 529 515 351 — 507 291 395

SOUDAN

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e 221 380 982 — 827 781 529 935 721 134

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Tableau des distances kilomètriques

1 155 549 48 935 145 196 507 — 216 1 068

Baltim Mansoura

Port-Saïd

el-Arich ISRAEL

Tanta Ismaïlia

de

el-Fayoum

Taba Nuweiba

SINAÏ Su ez

Beni Soueif Memphis

Dahab

Nil

Ste-Catherine 2 285 Mont Sinaï

Minia

d’Aqa

lfe

Go

Giza

ba

Suez Le Caire

Golfe

Giza

JORDANIE

ARABIE SAOUDITE

Sharm el-Sheikh rna

Assiout

Hurghada Port-Safaga

Sohag

Qena Abydos Dendera Thèbes Ouest

Kosseir Karnak Louxor

Mer Rouge

Esna Edfou

940 340 262 721 111 60 291 216 — 855

Sue z

Lou

xor

mb o

Kom Ombo

355 514 1 116 134 961 910 395 1 068 855 —

Haut barrage

Assouan

Kalabsha Lac Nasser Wadi el-Seboua Amada Kasr Ibrin Abou Simbel

Bérénice

Notes de voyage

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Eg ypte Une nouvelle collection qui concilie les aspects pratiques, touristiques et culturels du pays. Un guide rédigé par un auteur qui vous fait partager sa passion de la destination. Des suggestions de promenades, des encadrés anecdotiques, un texte facile et agréable à lire. Des photos, des cartes, des plans et des illustrations en couleurs. Des adresses commentées d’hôtels, de restaurants, de lieux où sortir, de shopping et d’informations utiles. Gwenaëlle Lenoir, 31 ans, est journaliste indépendante. Elle a rencontré le Proche-Orient par hasard lors de ses études d’histoire. Quand elle s’envole, il y a dix ans, pour étudier l’arabe au Caire, elle ne sait guère ce qu’elle y trouvera. Ni surtout que, dorénavant, elle ne pourra plus se passer des bords du Nil. La poésie du dialecte égyptien, l’insatiabilité anarchique de la capitale égyptienne, la chaleur de ses amitiés égyptiennes, la complexité des rapports sociaux : rien ne la laisse indifférente. Entre 1991 et 1993, elle est correspondante de presse pour des magazines français. Depuis son retour en France, elle se rend régulièrement en Egypte pour y effectuer des reportages.

ISBN 2-912502-09-8

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